Communiqué de presse du 3 juin 2016

Grenier des Grands-Augustins :

La Cour de Cassation donne raison au CNEA

et condamne sévèrement la Chambre des Huissiers de Justice de Paris


Le CNEA (Comité National pour l’Education Artistique) a la satisfation d’annoncer que par arrêt de la Cour de Cassation en date du 1er juin 2016, justice lui a été rendue, la Cour Suprême ayant invalidé le congé qui a permis à la CHJP (Chambre des Huissiers de Justice de Paris) de l’évincer du Grenier des Grands-Augustins. Il est désormais jugé de façon définitive que le CNEA a été expulsé du Grenier de manière illégale.

C’est donc à bon droit que le CNEA a engagé cette action judiciaire dans le but de « sanctuariser » ce lieu mythique, ancien atelier de Jean-Louis Barrault et de Pablo Picasso, où a été peint notamment Guernica, afin de le protéger et de permettre ainsi au public, et tout particulièrement aux scolaires, de profiter de cet endroit qualifié par le réalisateur Carlos Saura de « lieu le plus emblématique de Paris, digne d’être classé au Patrimoine mondial de l’Humanité. »

Il fallait pour cela éviter que le Grenier ne soit transformé, comme l’étage inférieur, en chambres d’hôtel et suites, le président de la CHJP, Maître Denis Calippe, ayant contracté un bail avec un groupe immobilier, chargé de convertir l’ensemble de l’immeuble, situé 7, rue des Grands-Augustins, en résidence hôtelière de luxe. Afin d’éviter ce désastre, le CNEA avait organisé une vaste campagne et saisi, par le biais d’une lettre ouverte, le Premier ministre et la maire de Paris. A la suite de cette action, la Commission régionale du Patrimoine et des Sites avait voté à l’unanimité le 13 mai 2014 le classement à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques des deux derniers étages de l’immeuble, dont le Grenier.

Faisant fi de cette décision, ledit groupe immobilier avait déposé le 5 août 2014 un permis de construire occultant ce classement. Malgré toutes les interventions du CNEA, entre autres, auprès des pouvoirs publics, la mairie de Paris avait accordé un permis de construire au groupe en question le 15 juillet 2015. Face au danger planant sur les deux derniers étages, le CNEA avait donc décidé de déposer un recours devant le Tribunal administratif le 15 septembre 2015 pour demander l’annulation de ce permis, appuyé dans sa démarche par le Comité de défense des Ateliers des Grands-Augustins.

Toutes les étapes de ce combat sans précédent dans l’histoire du Patrimoine sont retracées sur le site du CNEA (rubriques « Actualité », « Actualité judiciaire » & « Communiqués ») : https://lecnea.wordpress.com/

Le CNEA tient à remercier tous ceux qui lui ont manifesté leur soutien pendant ces années de procédure judiciaire, si lourdes à traverser. Nous ferons état de tous ces soutiens dans un prochain communiqué, après avoir réfléchi aux suites à donner à cette décision de justice et consulté notre Conseil, Maître Marc Bellanger. Une réunion du Conseil d’administration est convoquée à cet effet.

P/O le Bureau national du CNEA

Alain Casabona, Délégué général

Lien vers: Arrêt Cour de Cassation

Contact : c.n.e.a@wanadoo.fr

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Communiqué du 17 mai 2015: « 33 jours » tourné au Grenier des Grands-Augustins?

Banderas sera Picasso

« L’acteur espagnol Antonio Banderas a annoncé hier sur la Croisette qu’il s’apprêtait à débuter le tournage de « 33 Jours », de Carlos Saura, dans lequel il incarnera Pablo Picasso aux côtés de l’Américaine Gwyneth Paltrow. Le film racontera les 33 jours durant lesquels Picasso, à Paris, en 1937, se consacra au tableau « Guernica », hommage à la ville espagnole décimée par les bombes des nazis et des fascistes la même année. » (lien vers l’article: http://www.leparisien.fr/espace-premium/culture-loisirs/banderas-sera-picasso-13-05-2016-5790567.php)

Cette information, extraite de l’édition nationale du Parisien le vendredi 13 mai 2016 et largement reprise par les médias, n’est pas une surprise pour le CNEA qui avait eu, avant son expulsion du site par la Chambre des huissiers de justice de Paris, le privilège de recevoir le grand réalisateur et une partie de son équipe en 2012, époque à laquelle il conçut ce magnifique projet. Nous avions laissé nos invités profiter de cette opportunité pour se livrer à un repérage approfondi des lieux (prises de vue, plans, mesures…) afin de satisfaire leur demande, à savoir reconstituer le plus fidèlement possible le Grenier des Grands-Augustins en studio, en l’occurrence à Madrid. Malheureusement le projet, dans lequel la participation de Gwyneth Paltrow et d’Antonio Banderas était déjà prévue, n’a pu être réalisé dans les temps voulus, faute de budget. Le CNEA se félicite de cette bonne nouvelle et rappelle que Carlos Saura a été l’un des premiers signataires de la lettre ouverte à Manuel Valls et Anne Hidalgo dès leur prise de fonction, pour tenter de sauver les Ateliers des Grands-Augustins (cf. site du CNEA : https://lecnea.wordpress.com/), et s’était exprimé sur cette question en ces termes :

« Il y a quelques mois, alors que je préparais mon film « 33 jours » sur Picasso, Dora Maar et l’élaboration du tableau « Guernica », j’ai eu l’occasion de visiter l’atelier de la rue des Grands-Augustins où l’artiste a peint le « Guernica ». Ce fut un grand moment d’émotion. Je crois que ce lieu doit demeurer un lieu inaltérable, un centre de culte et d’admiration qui, en tant que Patrimoine de l’Humanité, mérite donc la plus grande attention de l’Etat français. Il n’est pas vain de penser que le « Guernica » est la plus formidable représentation « des désastres provoqués par la guerre », un tableau-affiche qui symbolise l’horreur et la violence de la guerre, malheureusement toujours présentes à notre époque, où les conflits belliqueux sont une menace permanente pour l’Humanité. Pablo Picasso est un peintre espagnol et français, un peintre universel et sans frontières. Il a passé la majeure partie de sa vie en France qui l’a toujours bien accueilli. C’est à Paris, dans cet atelier des Augustins que Picasso, en y réalisant le « Guernica », a vécu une des expériences les plus émouvantes de l’Histoire de la peinture. Cette structure de la rue des Augustins qui a accueilli le théâtre, la danse et la peinture, mérite d’être conservée et protégée comme étant le lieu le plus emblématique de Paris. »      

A ce sujet, le CNEA, très souvent sollicité par les médias et les défenseurs du Patrimoine, constate que le dossier n’a pas avancé, malgré tous ses efforts (cf. rubrique « communiqués » du site du CNEA). Quant à l’objet de ce message, il s’agit évidemment d’une « joke », mais après tout, rien n’empêche Helzéar et la Chambre des Huissiers de Justice de Paris de mettre à disposition du réalisateur espagnol, en attendant que la situation soit débloquée, les Ateliers des Grands-Augustins, l’immeuble étant vide pour l’instant…Comme disait Coluche : « c’est ça qui serait chouette ! »

 Bonne journée à tous

 Le Conseil d’administration du CNEA

Communiqué de presse, 22 janvier 2016

Opération chloroforme

L’hebdomadaire Valeurs Actuelles a publié dans son numéro paru le 21 janvier 2016 un article relatif à la situation des Ateliers des Grands-Augustins (lien vers l’article: http://www.valeursactuelles.com/latelier-de-picasso-hotel-de-luxe-ou-lieu-de-memoire-58643). Cet endroit mythique où vécurent Jean-Louis Barrault puis Pablo Picasso est en effet menacé d’être transformé en résidence hôtelière. Face à l’émotion considérable provoquée par ce projet, la mairie de Paris a publié le 16 juillet dernier un communiqué fantaisiste ne reposant sur aucun élément vérifiable. Malgré les demandes réitérées d’élus, du CNEA et du Comité de défense des Ateliers des Grands-Augustins, Mme Hidalgo n’a toujours pas répondu aux questions relatives à cette situation qui dure depuis maintenant…cinq mois! Dans ces conditions, le CNEA (Comité national pour l’Education Artistique) et le Comité de défense des Ateliers des Grands-Augustins ont déposé une demande d’annulation du permis de construire le 15 septembre dernier.

Qui est prêt à relever le défi ?

Nous appellons les journalistes, et tout particulièrement ceux de l’audiovisuel, à se saisir de ce dossier dont nous détenons les pièces essentielles prouvant que le communiqué du 16 juillet est de nature à tromper l’opinion publique et ne repose sur aucun élément tangible, et demandons solennellement à la mairie de Paris de rendre publiques les documents qui rendraient crédible sa position, pour le moment intenable. A cet effet, nous proposons qu’un débat soit organisé sous forme de table ronde avec les différents protagonistes (représentants du gouvernement, de la mairie de Paris, maire du VIème arrondissement, société Helzéar, Chambre des huissiers de justice de Paris, CNEA et Comité de défense des Ateliers des Grands-Augustins).

Par ailleurs, face à ce qui constitue sans doute l’un des plus importants scandales de notre époque en matière de patrimoine, le CNEA et le Comité de défense décident de saisir à nouveau le président de la République, qui jugeait en 2013 « que ce dossier devait être traité comme prioritaire », pour lui demander d’user de son autorité face à l’inertie du gouvernement et à la mauvaise foi évidente de certains représentants de la municipalité.

Il va de soi que si les engagements pris en juillet dernier, relatifs à la « sanctuarisation » du Grenier, étaient respectés, le CNEA ne manquerait pas de retirer immédiatement sa demande d’annulation de permis de contruire.

On imagine la jubilation de certains nostalgiques du Caudillo à l’idée de pouvoir occuper bientôt cet espace mythique, là où Picasso peignit Guernica, l’une des œuvres les plus représentatives de la dénonciation de la barbarie, et qualifié à juste titre par le réalisateur Carlos Saura de « patrimoine de l’Humanité »*. La destruction des statues du Bamiyan par les talibans a fait à l’époque l’objet d’une indignation générale…ou presque. Il serait fâcheux que Paris soit la risée du monde entier du fait des appétits financiers de quelques iconoclastes se posant, qui plus est, en défenseurs du patrimoine ! Certains jugeront ces propos excessifs. Nous en assumons l’entière responsabilité et n’hésiterons pas à utiliser tous les moyens que la démocratie met à la disposition des citoyens pour que la décision prise à l’unanimité le 13 mai 2014 par la Commission régionale du patrimoine et des sites, à savoir le classement des Ateliers des Grands-Augustins à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, ne soit pas bafouée. Le Grenier des Grands-Augustins doit être et sera rouvert au public, et tout particulièrement aux scolaires.

P/O le conseil d’administration du CNEA, Alain Casabona, délégué général

le conseil d’administration du Comité de défense des Ateliers des Grands-Augustins, Michel Cantal-Dupart, président

* site du CNEA: https://lecnea.wordpress.com/ (ce site est régulièrement actualisé)

adresse mail: c.n.e.a@wanadoo.fr

Merci à tous ceux qui voudront bien diffuser cet article. 

 

Communiqué de presse, 23 septembre 2015

GRENIER DES GRANDS-AUGUSTINS (ANCIEN ATELIER DE PICASSO)

UN RECOURS A ETE DEPOSE DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF POUR DEMANDER L’ANNULATION DU PERMIS DE CONSTRUIRE ACCORDE PAR LA MAIRE DE PARIS A LA SOCIETE HELZEAR

Contrairement à ce qui a pu être annoncé, la situation est loin d’être réglée dans l’affaire opposant les défenseurs des ateliers des Grands-Augustins, ancienne résidence de Jean-Louis Barrault et de Pablo Picasso classée à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en mai 2014, et le groupe Helzéar, qui a obtenu un permis de construire une résidence hôtelière dans cet immeuble sis 7, rue des Grands-Augustins, à Paris, VIème. En effet, malgré toutes les tentatives pour aboutir à une solution privilégiant l’intérêt public à la spéculation immobilière, aucune solution pérenne n’a pu être présentée au CNEA ni au Comité de défense des Ateliers des Grands-Augustins pour que ce lieu, qualifié de « mythique » par l’UNESCO, puisse être de nouveau accessible aux amateurs d’art, et en priorité aux scolaires.

Le 9 septembre, s’est tenue à la mairie du VIème arrondissement une conférence de presse ouverte au public, convoquée par le Comité de défense des Ateliers des Grands-Augustins. A cette occasion, M. Lecoq, maire du VIème arrondissement, a annoncé qu’une réunion devait être organisée à la mairie de Paris le lendemain afin de tenter de trouver une ultime solution avant l’expiration du délai de demande d’annulation du permis de construire n° PC 075106144V0019, délivré par arrêté en date du 15 juillet 2015. Le maire du VIème avait demandé que les représentants du CNEA et du Comité de défense puissent participer à cette réunion. Tel n’a pas été le cas. Interrogé à ce sujet, M. Lecoq nous a informés par la suite qu’une nouvelle réunion était envisagée avant le 15 septembre, à laquelle devait être convié notamment le CNEA. Constatons que cette réunion est restée à l’état de projet et que rien n’a avancé depuis la diffusion du communiqué de la mairie de Paris en date du 16 juillet.

Face aux nombreuses questions qui se posent (accord entre la société Helzéar, la « fondation » Maya Picasso, la mairie de Paris et le musée national Picasso, absence de production de nouveaux plans relatifs au nouveau projet architectural tenant compte de l’ « évolution » de la situation, cahier des charges non défini, impossibilité de communiquer avec la mairie de Paris…), le CNEA, soutenu par le Comité de défense, ne pouvant prendre le risque de voir les deux étages classés en mai 2014 tomber dans le giron hôtelier, a été contraint de déposer un recours devant le tribunal administratif.

Toutefois, au moment où le patrimoine fait l’objet d’une vaste campagne de communication organisée par le gouvernement, le CNEA, et plus largement ceux qui demandent que ce dossier soit enfin « traité prioritairement », pour reprendre les termes du Président de la République dans sa lettre adressée……le 15 avril 2013 à Lucien Clergue, à l’époque Président de notre Comité de soutien, restent ouverts à toute proposition de nature à faire avancer ce projet qui témoignerait de la volonté des pouvoirs publics d’agir concrètement dans les domaines du patrimoine et de l’éducation. Un représentant de la Ville a récemment déclaré : « d’autres améliorations et clarifications peuvent être apportées. » Chiche ! Nous sommes prêts, quant à nous, à rencontrer la maire de Paris dans les meilleurs délais. Il est temps de passer des paroles aux actes.

Qu’il nous soit permis de remercier les milliers de personnes, parmi lesquelles de très nombreuses personnalités, mais aussi les élus de tous horizons (cf. le vœu unanime exprimé par le Conseil de Paris), de leur confiance et de leur solidarité sans lesquelles nous n’aurions pu agir. A cet effet, saluons notamment l’action du maire du VIème arrondissement qui s’est largement investi pour tenter de trouver un accord entre les différents protagonistes. Nous exprimons aussi notre gratitude à Maître Marc Bellanger et à ses collaborateurs (Granrut Avocats), qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour conseiller et soutenir le CNEA, malgré les difficultés matérielles rencontrées par l’association depuis son expulsion par le président de la chambre des huissiers de justice de Paris, et au Groupe IGS, nouveau siège du CNEA.

 * Suggestion: le Président de la République pourrait peut-être être questionné sur l’évolution du dossier, à l’occasion de l’inauguration de la « grande rétrospective » consacrée au peintre andalou début octobre au Grand Palais. Une annonce de sa part serait la bienvenue. Ce n’est qu’une simple suggestion…

Contact presse : c.n.e.a@wanadoo.fr / comitededefensegrandsaugustins@gmail.com

Tél : 01 80 97 55 03

Site : https://lecnea.wordpress.com/

Ce site présente entre autres pièces la liste des signataires de la lettre adressée au Premier ministre et à la maire de Paris, mais aussi un grand nombre de reportages et témoignages. Les rubriques « actualité » et « communiqués de presse » font l’objet d’une mise à jour régulière.

Communiqué de presse du CNEA 30/07/15

Communiqué de presse du CNEA 30/07/15

Grenier des Grands-Augustins : rien n’est réglé. Assez de tergiversations !

 

Dès 2013,  le  Comité National pour l’Education Artistique (CNEA) a lancé une vaste campagne de  mobilisation de la presse, de l’opinion et des pouvoirs publics pour  sauver le Grenier des Grands-Augustins. Un Comité de Défense s’est constitué. Le CNEA se félicite donc de l’accord intervenu entre le groupe Helzéar, la Fondation Maya PICASSO pour l’éducation artistique, le Musée national  Picasso et la Mairie de Paris, aux termes duquel le Grenier conserverait sa vocation historique et culturelle. Le CNEA remercie chaleureusement les très nombreux membres du Comité et les élus parisiens de tous horizons qui ont soutenu son action.

Le CNEA reste cependant vigilant sur les suites pratiques de cet accord. N’oublions pas que le 4 août 2014, le groupe Helzéar, après avoir contracté un bail avec le président de la CHJP ( Chambre des huissiers de justice de Paris), avait déposé un premier permis de construire… occultant la décision de classement prise en mai 2014, alors que cette décision avait été notifiée par le Préfet de région à la Mairie de Paris et à la CHJP…

Le CNEA a pris connaissance de la lettre adressée le 28 juillet par M. Jean-Pierre LECOQ à Mme la Maire de Paris. Il attend, avant de se prononcer définitivement, que, ainsi que le précise le Maire du 6ème dans son courrier à Mme HIDALGO : « les plans rectificatifs prenant en compte cette négociation et un cahier des charges précis puissent être consultables avant la fin du mois d’août ». Il va de soi que pour le CNEA la priorité des priorités doit être constituée par la possibilité d’accès et de visite du dernier étage, plus communément dénommé Grenier des Grands-Augustins, aux scolaires*,  pour l’instant exclus de ce projet… au moment où les pouvoirs publics clament haut et fort que l’éducation artistique constitue un enjeu essentiel de la réussite scolaire. Voici une belle occasion d’accorder les paroles et les actes ! C’est pourquoi le CNEA demande solennellement à l’Etat et à la Mairie de Paris de prendre les dispositions  nécessaires pour que le Grenier, qualifié par l’UNESCO de : « lieu chargé de mémoire pour Paris, pour la France et pour la culture artistique mondiale » ne soit pas réservé à « quelques hôtes privilégiés »

A cet effet, le CNEA réclame que soit levée l’ambiguité résumée par la dépêche AFP du 16 juillet 2015 (ligne 16) : « le Grenier, quant à lui, sera un lieu hôtelier polyvalent ». Cette dimension de « lieu hôtelier polyvalent » n’a rien de rassurant. Il appartient désormais aux différents partenaires du projet de démentir cette information. En clair, le CNEA demande  que, conformément à la décision prise à l’unanimité des membres de la Commission de classement du Patrimoine et des sites, mais  aussi à la volonté de l’ensemble des élus du Conseil de Paris, ce lieu mythique soit sanctuarisé.

Imagine-t-on la réaction du peuple espagnol, mais aussi de tous les amateurs d’art, apprenant que l’atelier du Greco à Tolède pourrait être transformé en résidence hôtelière ?

Par ailleurs, le CNEA rappelle qu’il est en mesure d’apporter les preuves de sa contribution essentielle pour la réussite d’un projet d’envergure, et que son rôle a été loin d’être négligeable lors de la mise en rapport des différents partenaires, et ceci dès 2013, date de son expulsion par le président de la Chambre des huissiers, nonobstant la  plus-value importante apportée à l’immeuble**. A ce sujet, le CNEA tient à faire savoir qu’il n’a jamais été associé à quelque négociation que ce soit et que deux procédures judiciaires sont engagées actuellement entre le CNEA et la CHJP.

Enfin, le CNEA vient d’apprendre que le Comité de défense des Ateliers des Grands-Augustins, dont la présidence d’honneur a été confiée à Marie-Christine BARRAULT, après le décès de Lucien CLERGUE  s’est constitué en association loi de 1901. Ce comité  ne manquerait sans doute pas de déposer un recours contre l’actuel permis de construire si les accords entre les différentes parties n’étaient pas formalisés dans les meilleurs délai. Il ne serait sans doute pas le seul à agir en ce sens…

Le CNEA souhaite sincèrement qu’une solution soit trouvée avant l’expiration de la date de recours en annulation du permis. Alors chacun de ceux qui ont participé à ce combat sans précédent dans l’histoire du Patrimoine pourra prendre à son compte ces quelques mots adressés en 2005 à l’un de nos membres par Maya PICASSO : « … Merci, merci encore pour avoir sauvé les Grands-Augustins… »

 

**Une vidéo, réalisée au Grenier en 2004, à l’occasion de l’inauguration de l’exposition « Guernica la tapisserie » présente notamment les interviews de Mme HIDALGO et de Mme Maya PICASSO. Leurs propos vont tout à fait dans le sens de ce que propose le CNEA. Elle présente aussi les témoignages de nombreux artistes, enseignants, étudiants et élèves. Pour consultation, se rendre à : http://www.youtube.com/watch?v=ZwqxZ7SSDpo&feature=youtu.be

Un constat d’huissier témoigne de l’état de délabrement du Grenier et de la cage d’escalier avant l’installation du CNEA.

 

PJ : Communiqué de la Mairie de Paris 16.07.2015

Lettre à Madame Hidalgo du Maire du 6ème

 

Communiqué de presse, mardi 30 juin 2015

Grenier des Grands-Augustins : Le tribunal administratif désavoue la chambre des huissiers de justice de Paris

Le conseil d’administration du CNEA (Comité National pour l’Education Artistique) a pris connaissance du jugement du Tribunal administratif de Paris relatif à la requête de la chambre des huissiers de justice de Paris, demandant l’annulation de la décision prise à l’unanimité, le 13 mai 2014, par la Commission régionale du Patrimoine et des Sites d’Ile-de-France,  de classer les deux derniers étages de l’immeuble 7, rue des Grands-Augustins, ancienne résidence et atelier de Pablo Picasso. Il s’agit là d’une défaite cinglante pour la chambre des huissiers de justice, qui a contracté un bail avec la société Helzéar en 2014 afin de transformer l’immeuble en résidence hôtelière de luxe. Toutefois, le CNEA appelle les défenseurs du patrimoine à rester vigilants. Rappelons en effet que le 5 août 2014, alors que l’arrêté de classement de l’immeuble avait été signifié par le Préfet de région à la ministre de la Culture, à la Maire de Paris et à la chambre des huissiers de justice de Paris, la société Helzéar n’avait pas hésité à déposer une demande de permis de construire occultant la décision de classement du 13 mai 2014. (France, mère des Lettres, des Arts…et des Lois) Cette demande n’a été rendue publique que le 23 septembre 2014 au BMO de la Ville de Paris!

Le site du CNEA : https://lecnea.wordpress.com/ présente les éléments principaux du dossier, et tout particulièrement l’historique de l’immeuble. Le CNEA communiquera prochainement des pièces essentielles, jusqu’à présent inédites. En effet, l’association, malgré toutes les actions engagées contre elle et son expulsion, a toujours privilégié la recherche d’une solution permettant de préserver le caractère historique et patrimonial d’un des lieux les plus symboliques de la capitale. Afin de ne pas gêner d’éventuelles négociations entre les repreneurs de l’immeuble, mais aussi d’autres partenaires prêts à sous-louer les deux derniers étages, le CNEA a attendu le 26 mai, dernier jour du délai imparti pour se pourvoir en Cassation du jugement de la Cour d’Appel le condamnant à quitter les lieux.

Par ailleurs, le CNEA a décidé de saisir à nouveau les autorités pour leur demander de mettre fin à ce qui constitue l’un des plus grands scandales de l’histoire du Patrimoine de notre pays, et de saisir les membres des commissions des affaires culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat pour leur demander d’ouvrir une enquête relative aux conditions d’attribution de l’immeuble au groupe Helzéar. Enfin, le CNEA a décidé, face à l’indignation suscitée à l’étranger, et tout particulièrement en Espagne, de demander à l’Ambassadeur d’Espagne, au Premier ministre espagnol, M. Mariano Rajoy, et à son Altesse royale Felipe VI, d’user de leur influence auprès des autorités françaises pour que soit mis un terme à cette situation qui confine au vandalisme. Imagine-t-on la réaction du peuple espagnol, mais aussi des amateurs d’art de tous pays, si l’on autorisait un groupe immobilier à transformer l’atelier du Greco à Tolède en résidence hôtelière de luxe ?!

MERCI A TOUS CEUX QUI VOUDRONT BIEN SE FAIRE L’ECHO DE CE COMMUNIQUE ET RELAYER LES COORDONNEES DE NOTRE SITE, DANS LA MESURE DU POSSIBLE. EN EFFET, LA PLUPART DES PERSONNES INTERESSEES PAR CETTE CAUSE SONT PERSUADEES QUE LE PROBLEME A ETE REGLE, ET QUE LE GRENIER EST A NOUVEAU OUVERT AU PUBLIC. IL N’EN EST RIEN.

 

Communiqué de presse, 31 mars 2015

GRENIER DES GRANDS-AUGUSTINS : LE COMITE DE DEFENSE ET LE CNEA EN APPELLENT AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET A LA MAIRE DE PARIS, DEMANDENT A LA DG DE L’UNESCO D’OUVRIR UN DOSSIER DE CLASSEMENT DE L’IMMEUBLE AU PATRIMOINE DE L’HUMANITE ET RECLAMENT L’OUVERTURE D’UNE ENQUETE PARLEMENTAIRE

 Au moment où l’affectation de l’un des lieux les plus mythiques au monde – c’est ici notamment que fut peint Guernica en 1937 – se joue (la décision d’accorder ou non à la société Helzéar, mandatée par la Chambre des huissiers de justice de Paris, avec qui elle a formé un bail, le permis de construire une résidence hôtelière de luxe 7 rue des Grands-Augustins, devrait être rendue dans les prochaines semaines), la présidente du  Comité de défense, Marie-Christine BARRAULT, qui a accepté de succéder à Lucien CLERGUE, récemment décédé, et l’ambassadrice du CNEA (Comité National pour l’Education Artistique), Charlotte RAMPLING, en appellent à François HOLLANDE, Anne HIDALGO, et Irina BOKOVA pour que les deux derniers étages de l’immeuble conservent leur vocation patrimoniale, pédagogique et culturelle.

Après deux années de tergiversations et malgré les prises de positions officielles et les décisions administratives rendues, (cf. PJ : courrier du Président de l’Académie des Beaux-Arts et réponse, le 15 avril 2013, du Président de la République, classement voté à l’unanimité par la Commission régionale du Patrimoine et des sites le 13 mai 2014, vœu du Conseil de Paris adopté à l’unanimité en séance plénière le 18 décembre 2014…), mais aussi l’engagement de plusieurs milliers de signataires – dont de très nombreuses personnalités – d’une lettre ouverte à Manuel VALLS et à Anne HIDALGO, force est de constater que ce dossier n’a pas avancé ! C’est pourquoi le Comité de défense et le CNEA demandent aux autorités précitées de prendre leurs responsabilités : le public doit avoir accès au Grenier des Grands-Augustins. Assez d’atermoiements ! Dans les semaines à venir, cette affaire va basculer soit vers des intérêts privés, soit vers l’intérêt public. L’Etat a le pouvoir d’imposer cette décision. Il en a aussi le devoir.

PJ :

Décision de la CRPS

(*) cette pièce est d’autant plus importante qu’elle démontre clairement que la société Helzéar a délibérément occulté la décision de classement du 13 mai 2014, en ne mentionnant dans sa demande de permis de construire qu’une inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques en date du 06/02/1926, qui concernait uniquement la façade de l’immeuble ! Il a fallu attendre la parution de la pétition au Bulletin Municipal Officiel de Paris du 23 septembre 2014 pour prendre connaissance du dépôt de ladite demande, le Préfet ayant omis de publier l’arrêté de classement au Journal Officiel. Pourtant, ce classement avait été signifié à la Mairie de Paris et à la Chambre des huissiers dès juillet 2014. Ainsi que le fait remarquer le maire du VIème arrondissement dans une lettre adressée à M. le Préfet de région, qui présidait la commission de classement : « …j’ai l’impression que la Chambre des huissiers cherche à nous prendre de vitesse. »

Face aux nombreuses irrégularités que recèle ce dossier, le CNEA, secondé par le Comité de défense, demande l’ouverture d’une mission d’information parlementaire aux Commissions des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat afin que la lumière soit faite sur les conditions d’attribution de l’immeuble à la société Helzéar.

Comité de défense des Grands-Augustins c/o Cabinet d’architectes CANTAL-DUPART, 5 rue de Savoie, 75006 PARIS

comitededefensegrandsaugustins@gmail.com